Fonds Philippe Morissette

F432          PHILIPPE MORISSETTE. — 1918-1936 (surtout 1919-1933). — 357 négatifs sur verre. — 3 épreuves.

Notice biographique :

Philippe Morissette est né à Nicolet le 3 juin 1897. Il était le fils de Pierre Morissette et de Marie-Louise Chauvette, mariés à Nicolet le 18 avril 1893.

Philippe était le second enfant d’une famille d’origine modeste à laquelle des sources généalogiques attribuent 7 naissances. Deux enfants, M-Albertine-Florina et Herménégilde seraient probablement décédés en bas âge. Mais pour nous, voulait-on s’abstraire des deuils passés, il fut toujours convenu de dire que la famille comptait 5 enfants :

Annette     (Nicolet   – Montréal, 1958),

mariée à Onésime-Josaphat Chauvette le 20 juillet 1917

Philippe    (Nicolet, le 3 juin 1897  – Sorel, le 27 décembre 1964)

Bruno        (Nicolet, le 20 janvier 1903 – Québec, v. 1950)

Éva             (Sainte-Clotilde-de-Horton, 1899 – Nicolet, 1977)

Rodolphe  (Nicolet, 1904 – Trois-Rivières, 1983),

marié à Rachel Duval le 24 août 1944

Il demeura célibataire et, pendant une trentaine d’années semble-t-il, à l’emploi de l’évêché de Nicolet, il a occupé la fonction de sacristain à la cathédrale.

Au sein d’une famille pour laquelle l’éducation fut toujours une valeur importante, comme mon père, on peut croire qu’il a fait des études à l’Académie de Nicolet. Mais personne ne peut plus nous faire le récit des principaux événements de son parcours. Jusqu’aux années 1950, nous savons peu de lui.

C’est en effet vers cette période qu’il fut affecté par une maladie dégénérative qui serait possiblement la maladie de Parkinson. Sa mobilité devenant de plus en plus problématique, il vint habiter chez-nous. Sa santé déclinant encore, il résida ensuite à l’Hôtel-Dieu de Nicolet. Puis, demeurant désormais alité, les soins requis pour son état devenant de plus en plus exigeants, il fut transféré à l’Hôpital général (Saint‑Joseph) de Sorel où on pouvait semble-t-il mieux répondre à ses besoins.

Mon père, Rodolphe, était le plus jeune de la famille Morissette. Ses propos relativement à ses frères et sœurs étaient toujours teintés d’affection, de fierté, voire de déférence. Parlant de Philippe, il décrivait quelqu’un qui était très fort, qui accomplissait de durs travaux sans fléchir. Évoquant sa maladie, il soulignait toujours le caractère fougueux, nerveux de Philippe comme une prédisposition. On pourrait aussi penser aujourd’hui que certains traits vifs ou colériques étaient imputables à la progression de la maladie.

Nous, la famille de Rodolphe, avions déménagé à Batiscan, puis à Cap-de-la-Madeleine. Nous le visitions, certains dimanches. Partant tôt le matin, assujettis à « la traverse » sur le fleuve, nous prenions ma tante Éva au passage à Nicolet puis filions jusqu’à Sorel.

L’évocation de ces voyages me ramène l’image d’un homme au teint blanc, étendu dans ses draps blancs, si pâle et incapable de bouger. Je serai toujours émue à la pensée de l’homme si grand, si fort sur les anciennes photos, essayant là d’articuler mon nom, celui de ma mère, celui de mes frères, à mesure que mon père nous nommait. Incapable de nous toucher de lui-même, nous appelant en bougeant le bout de ses doigts, imperceptiblement.

Il est décédé à l’Hôpital de Sorel  le 27 décembre 1964. Il avait 67 ans. Il fut inhumé au cimetière de Nicolet le 30 décembre suivant. De ses frères et sœurs, seuls Éva et Rodolphe lui survivaient alors, tous deux à jamais compatissants pour les souffrances de leur frère aîné au long de ces années.

Mais en dehors de la famille proche, deux rencontres (l’une en 1995, l’autre en 2009) m’ont donné l’occasion d’entendre parler de mon oncle Philippe. Des évocations anecdotiques où le personnage du bedeau avait la place d’honneur.

Ainsi donc, rencontré au cimetière de Nicolet, monsieur Jean-Louis Côté, âgé d’environ 80 ans et retraité de l’usine de lunettes, me raconta qu’encore adolescent, il avait travaillé avec mon oncle. Il était encore impressionné à ce jour par la force avec laquelle Philippe tirait et soulevait de très lourdes décorations pour le chœur de la cathédrale.

Puis, en contact virtuel avec monsieur Jean-Marie Boisvert, bijoutier de la rue Brassard jusqu’en 1971, lui aussi octogénaire de Nicolet, j’ai pris connaissance ainsi de ce souvenir d’enfance :

« Votre oncle Philippe Morissette travaillait comme bedeau à la cathédrale. Nous l’aidions quand il devait faire sonner les cloches. Le poids des cloches en sonnant nous levaient de terre, environ 3 à 4 pieds, nous avions entre 10 ou 11 ans.

Nous faisions sonner les cloches en tirant sur chacun des câbles des 4 cloches.

Aussi nous servions les 4 messes du matin. La première messe était chantée à 5 h 30, le matin, la 2e à 6 h, la 3e messe à 6 h 30 et la 4e messe à 7 h. Nous étions payés 5 cents la messe. 6 jours à 4 messes par matin faisaient 24 messes à 5 cents = 1.20 $, notre paie de la semaine. Après la dernière messe vers 7 h 30, le samedi, votre oncle Philippe nous payait les messes servies pour notre semaine, 1.20 $. »

Je sais donc peu de choses de mon oncle Philippe. Trop peu de choses et je le déplore.

J’ai toujours cependant cultivé de la fierté à son égard et à celui de « Philippe Morissette, photographe amateur ».

J’ai vu sa signature présentée comme telle. Ça me semble tenir d’une connaissance de ses limites due à sa modestie, mais aussi de la détermination d’affirmer sa passion. De nombreuses photos conservées dans la famille lui étaient attribuées. Son frère Rodolphe, mon père, m’avait raconté qu’il avait fait son apprentissage de manière autodidacte. J’apprends à présent que ce pouvait être aussi sous les encouragements de l’abbé Georges Désilets du Séminaire de Nicolet.

Il y avait chez-nous, c’était du domaine des trésors oubliés, reliée à un passé touffu et brouillé par les années, une grande boîte de bois remplie de négatifs de verre.

Depuis mon enfance, j’ai entendu parler de lui par le biais de la photographie. Ses photos nous fournissaient des connaissances sur le passé de la famille de mon père. Elles amenaient surtout un éclairage sur notre ville natale de Nicolet.

Pour moi, elles mettaient même en scène la notion de passé et le sentiment d’appartenance, elles éveillaient ma curiosité pour des familiers étrangers, fournissaient des pistes sur l’organisation des liens humains… Tout l’attrait de la photographie m’avait déjà contaminée. Un de mes frères aussi qui lors d’un cours de photos, lorsqu’il était jeune adulte, avait essayé d’agrandir sur papier quelques négatifs de verre.

Cet oncle Philippe à la forte stature physique incarnait une autre force : la possibilité de raconter une histoire, de soulever des pans du passé. L’histoire de la famille, celle d’une ville, celle de personnages et d’activités passées. Il avait possédé la photographie comme un privilège et s’y était investi. On l’imagine soucieux des dimensions artistique, descriptive, affective de la photographie.

Au retour des visites à Sorel, où même petite, je pressentais sa solitude à la blancheur des lieux, je me questionnais sur ce que pouvait être la vie qu’il avait dans cette prison de dépendance totale.

Aujourd’hui, la rêverie me porte à imaginer qu’il avait encore le pouvoir de s’alimenter aux images. Il les avait recherchées, pourchassées, créées, avec application, avec générosité, avec passion, peut-on penser. Et si toute cette démarche l’habitait encore? Et s’il y puisait encore une inspiration, pour l’aider à vivre malgré le corps autrefois si vaillant qui avait flanché…

Texte rédigé par Louise Morissette, nièce de Philippe Morissette.

Historique de la conservation :

En accord avec mes deux frères, Jacques et Pierre, donner ces négatifs aux Archives du Séminaire de Nicolet, par l’aimable entremise de madame Marie Pelletier, c’est voir activement à les protéger enfin, les conserver, les rendre accessibles.

Donner ces photos, c’est nous donner, à sa famille et à lui, le privilège que Philippe Morissette, Nicolétain, en soit reconnu comme leur auteur.

C’est saisir l’occasion de lui rendre hommage pour son travail de photographe, fut-il amateur, pour son effort soutenu et la qualité qu’il a recherchée.

C’est tenir compte de sa sensibilité à l’essence de son temps. C’est reconnaître la valeur artistique, historique et documentaire de son intérêt pour Nicolet.

Comme Philippe avait habité chez-nous au début de sa maladie, mes parents, Rodolphe Morissette et Rachel Duval, se retrouvèrent dépositaires de ses biens matériels à partir de son établissement à l’Hôtel-Dieu de Nicolet.

Mais la famille de son frère Rodolphe,  déménagea à plusieurs reprises par la suite. Toujours, la boîte des négatifs rejoignait les nouvelles habitations. Mais les conditions de conservation ne furent pas idéales, laissant gravement à désirer par moments. Je les ai maintenant avec moi depuis plus de trente ans.

À ce jour, il en manque peut-être une partie. Et de manière générale, les négatifs sont salis et poussiéreux.  Certains sont cassés. D’autres sont altérés, la pellicule sur le verre étant suffisamment détériorée pour qu’on ne distingue plus l’image, en tout ou en partie. Mais l’ensemble demeure un fragment fort intéressant de la petite histoire de Nicolet.

Ce fonds est un don de Louise Morissette le 7 mai 2009.

Portée et contenu :

Nous avons procédé à la numérisation de 263 des négatifs (à 1200 pixels au pouce). L’accessoire de notre numériseur ne permet pas de les cadrer en entier de sorte que notre copie se retrouve légèrement tronquée au pourtour. Cependant, la précision des images est plus que satisfaisante. On peut facilement recadrer, s’approcher de détails précis, la très bonne résolution de l’image nous le permettant. Aucune modification ou correction n’a été faite.

Philippe fournissait un travail méthodique. Les négatifs, parfois uniques, ou d’autres fois par groupes de deux ou trois, étaient rassemblés dans des enveloppes de papier conçues à cet usage. À chaque fois, il identifiait par écrit le sujet, personnes, lieux ou événements. Il ne manquait que très rarement d’inscrire la date.

On le constate, deux périodes de quelques années sont représentées. Une première tranche des négatifs est datée entre 1919 et 1923, la majorité en 1921. Pour l’autre partie, ils se situent entre 1929 et 1936, et les années 1930-1931 se révèlent plus marquantes.

Pour la seconde époque, il note des détails techniques tels : un temps en secondes, la puissance d’une lampe employée, un type de papier utilisé.

Le fait de compter deux périodes de temps bien distinctes portait d’abord à penser que des négatifs exécutés entre les deux pouvaient s’être égarés. Mais le récent travail de classement que nous venons de faire peut nous laisser penser à autre chose. En effet, si on fait correspondre les photos de nos albums de famille avec les négatifs actuellement en notre possession, on constate qu’aucune autre photo-papier ne vient s’ajouter aux photographies agrandies à partir des négatifs dont nous disposons. Nos photos sur papier ne correspondent qu’à ces deux périodes.

Pour les deux époques représentées, les enveloppes portent donc des annotations de Philippe. Si l’écriture de la première période est très appliquée, très facilement lisible, il n’en est pas ainsi pour les années subséquentes. À la première série clairement annotée à l’encre, fait suite un style d’écriture plus bâclée, généralement au crayon rouge presque maintenant effacé. Mais les deux écritures, même très différentes, sont de la main de Philippe.

Presque à chaque fois, il appose au moins ses initiales sur chacune des enveloppes : P.M. ou J.P.M. Cette dernière façon de parapher, avec un J., serait pour Joseph Philippe, son nom complet étant Joseph Pierre Philippe Morissette.

Familière avec son écriture, j’ai cru bon de réécrire ses notes sur des papiers autocollants, voulant faciliter la compréhension des prochains utilisateurs, tâchant aussi de ne pas altérer l’objet lui-même.

Quelqu’un ayant l’occasion d’examiner sa production de négatifs de verre entrera en contact avec une ville qui nous semble en effervescence architecturale. Nicolet, ville épiscopale, a vu naître plusieurs institutions religieuses.

Philippe nous fait apprécier plusieurs édifices reliés tant au clergé qu’à diverses communautés religieuses. Il nous présente des constructions imposantes et de différents styles et factures, leurs attributs et détails architecturaux parfois modifiés au fil du temps, des environnements paysagers en éclosion ou déjà accomplis, ainsi que l’expression de leur caractère religieux sous diverses formes.

Avec un regard sur les édifices suivants, ses photographies nous font explorer l’apparence de la ville, son organisation autour des aspects ecclésiastiques et religieux qui en font alors sa spécificité :

  • des lieux de culte :                        – la quatrième cathédrale

– l’évêché;

  • des lieux d’enseignement :          – l’Académie / l’École des Frères;

– le Couvent de l’Assomption;

– l’École normale;

– le Séminaire de Nicolet;

  • des lieux à vocation

hospitalière :                                 – l’Hôtel-Dieu;

  • des monastères :                         – du Précieux-Sang;

 – des Pères Montfortains.

Pour la plupart de ces bâtiments remarquables, si on peut admirer leur aspect extérieur, Philippe nous fait aussi visiter leur chapelle spécifique. Nous nous trouvons devant un inventaire très appréciable de ces lieux dédiés aux célébrations religieuses, et distribués dans les collèges, l’hôpital, les maisons des communautés et autres institutions de la ville.

Ces photos nous permettent d’estimer autant le cachet décoratif de l’époque que l’empreinte de rituels sporadiques s’y déroulant, par exemple, les 40 heures.

La connaissance de ces lieux au caractère sacré est mise en relation avec l’illustration de quelques événements. On y saisit une vie animée à la fois par les impératifs du quotidien et les circonstances liées à la petite histoire diocésaine.

Ainsi, deux épisodes montrent la réfection des clochers de la cathédrale. Les photos nous relatent des escalades vertigineuses jusqu’à la pointe même d’un des clochers. Peintres et ouvriers ne paraissent pas disposer d’équipements très sécuritaires.

Dans un autre cas, la descente et la remontée de la statue de Saint-Jean-Baptiste, en façade de la cathédrale, paraît un rien rocambolesque quand on constate aussi le peu de moyens mis en œuvre, sinon une grande bravoure.

Et par contraste avec les jours voués aux contingences de l’entretien, viennent les jours de fête, voire même fastueux des grandes occasions. Les six photos d’une visite du délégué apostolique, de son arrivée à son départ (du 9 au 12 mai 1919) documentent la rigueur de telles planifications, la ferveur des pratiquants venus révérer le visiteur.

D’autres photos relèvent la tenue d’un congrès de l’ACJC (Association catholique de la jeunesse canadienne-française), le 1er juillet 1934. L’Association faisait la promotion des valeurs catholiques et patriotiques auprès des jeunes. La séquence illustrée fait voir un défilé avec fanfare, cavaliers et participants sur la rue Saint-Jean-Baptiste.

À la dominance religieuse qu’on identifie, s’ajoutent d’autres aspects de la ville dans ce parcours imagé.  La nature y est fort présente. Ce trait, déjà mis en lumière dans un hymne à Nicolet, nous est soufflé à l’oreille à la contemplation des photos : « Ô Nicolet qu’embellit la nature ». La phrase du poète acquiert toute sa vérité avec les images de la rivière dont on sent l’omniprésence. Par les très belles vues de la ville, par la beauté des reflets qu’il cherche à saisir, par le charme des rives. L’une champêtre, au paysage agricole. L’autre, plantée d’arbres, où s’aligne une partie de la ville, des édifices à clochers aux maisons des familles.

Et le lien entre ces deux rives, alors le pont Trahan, est illustré sous plusieurs angles. Les diverses photos marquent bien la place importante de cette voie routière, presqu’un monument distinctif de la ville.

Puis, la rivière et ses embarcations. Philippe porte une attention particulière au bateau Jean-Nicolet. Le quai se situait au bout du terrain de la maison alors habitée par ses parents.

Lien avec la rive nord du fleuve Saint-Laurent et Trois-Rivières, si les citoyens trouvaient bien des aspects pratiques au Jean-Nicolet, on devine qu’il pouvait aussi servir à la plaisance quand on voit une série de photos relatives à un voyage pour un groupe d’élèves accompagné de frères enseignants.

D’autre part, Philippe s’attache à présenter le magnifique Bocage du Séminaire vers 1920, puis dans les années 1930. Lieu voué à la contemplation, les multiples éléments qu’il renferme invitent encore à la découverte et à la préservation. Toujours accessible, il est plaisant de le comparer avec les installations d’hier.

Au chapitre de l’œuvre éducative par les communautés, Philippe nous offre un moment dans une classe de quatrième, plus précisément dans le local du frère Gustave. Il nous fait aussi connaître des équipements sportifs mis à la disposition des élèves (tennis, balle au mur, terrain de baseball…).

Et en plus des souvenirs de petite communion, il nous mentionne des activités de sorties et de théâtre avec des groupes d’orphelins résidant à l’Hôtel-Dieu.

Témoin d’un avancement scientifique, il nous décrit en images les appareils technologiques (T.S.F.) utilisés par l’abbé Georges Désilets, professeur de chimie et de physique, chercheur reconnu en transmission de la musique par radio.

Et la visite de Nicolet se poursuit à travers d’autres lieux, à divers moments : la rue Saint-Jean-Baptiste, la métairie, le manoir Trigge, l’Ile Proulx, l’Unité sanitaire, quelques maisons…  Deux photos présentent des industries : l’Union Optical Co, en 1920 et la manufacture Louis Caron, en 1921.

En plus de Nicolet, à l’occasion de déplacements, il nous amène explorer ailleurs aux alentours. La Tour des Martyrs et le Calvaire de Saint-Célestin sont photographiés lors d’un petit voyage avec son père, Pierre, en mars 1932.

Un intéressant panorama de « La Baie », désignant ainsi Baie-du-Febvre, nous est offert au fil de photos illustrant les principaux bâtiments du noyau villageois, au 20 juillet 1921 : l’église et son intérieur, le cimetière, le presbytère, le couvent, l’académie et le monument du Sacré-Cœur.

Témoin des lieux, il nous présente aussi des personnes, maintenant disparues pour la plupart ou qui seraient aujourd’hui très âgées.

Figurent donc dans cet « album » des ecclésiastiques de l’évêché, des élèves du Séminaire, des pensionnaires âgés et des orphelins de l’Hôtel-Dieu…

Citoyens et familles de Nicolet posent fièrement devant leurs maisons, groupes de jeunes (classes, communiants), des élèves en activités de loisir au Lac Saint-Pierre, des voyageurs sur le Jean-Nicolet…

À travers diverses scènes ou portraits, il apporte des visages à cette vie d’autrefois. On prend de plus conscience de détails — vêtements, rites, habitudes — reliées à une autre époque.

Pour ajouter à ces gens qu’il côtoie, quelques photos présentent des membres de sa famille, surtout autour de 1930. Il n’y a pas de commentaires subjectifs sur les enveloppes des négatifs. Seulement, en plus de la date, des mentions telles que : « Papa », « Mon père, Pierre », « Rod et papa », « Maman, copie d’un portrait au crayon… », « Le père et ses fils »…  J’aime y détecter l’affection d’un fils ou d’un frère, et celle d’un oncle qui nous laissera plus tard de beaux souvenirs !

Texte rédigé par Louise Morissette, nièce de Philippe Morissette.

Notes :

La plupart des négatifs sur verre ont été numérisés et transférés sur 6 cd-rom et 1 dvd. Ces documents sont en annexe du fonds.

Huit négatifs sont cassés.

Localisation : rayonnage A14.

 

 

F432/A  Photographies. — 1918-1936 (surtout 1919-1933). — 357 négatifs sur verre. — 3 épreuves.

 

 

Création juillet 2009

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