Fonds Albertus Martin

F277          ALBERTUS MARTIN. — 1658-1991 (surtout 1950-1988). — 28,54 m de documents textuels. — 4019 photographies. — 38 documents iconographiques. — 33 documents cartographiques. — 1 document sonore (7 min 3 s). — 77 objets.

Notice biographique :

Né le 4 octobre 1913, dans la paroisse Sacré-Cœur de South­brid­ge, Mass., de Arthur Martin, industriel, et de Parmélie Beaudoin. Études primaires à l’Aca­démie commerciale de Nicolet (1920‑1927). Études classiques au Séminaire de Nicolet (1927-1935): Prince de Galles (1933). Études théologiques au Grand Séminaire de Québec (1935‑19­39) : L. Th. avec la mention summa cum laude.

Ordonné prêtre le 18 mai 1939 dans la chapelle du Séminaire de Nicolet par Mgr Albini Lafortune, évêque de Nicolet. Au Séminaire : profes­seur d’histoire et de grec en Belles‑Lettres et en Rhétorique (septembre 1939 – juin 1945); professeur de philosophie et d’apolo­gétique et aumônier de la jeunesse étudiante catholique (J.E.C.) (1945-1946); directeur des élèves et profes­seur d’histoire du Canada en Rhétorique (1946-1949). En dehors du Séminaire, du­rant cette période : professeur de théologie patristique à la faculté de théologie de l’Université Laval (1944-1946) et professeur d’apologétique et de théologie chez les Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge à Nicolet (1947-1949).

Vicaire Général du diocèse le 18 juin 1949. Administrateur du diocèse durant la visite ad limina de Mgr Lafortune (7 sep­tembre – 17 novembre 1949) et l’hospitalisa­tion de ce dernier, à Montréal, dès son retour de Rome (18 novembre 1949 – 8 novembre 1950). Prélat domestique le 11 octobre 1949. Doyen du Chapitre, nommé par Rome, le 23 octobre 1949.

Élu évêque de Bassiana et coadjuteur cum futura successione de Mgr Albini Lafortune, évêque de Nicolet, le 29 août 1950. Ordonné évêque le 7 octobre 1950, dans la cathédrale de Nicolet, par Mgr Ildebrando Antoniut­ti, délégué apostoli­que au Canada.  Devise de Mgr Martin: In corde Jesu; cri: Ipsa Assumpta Duce.

Évêque de Nicolet le 8 novembre 1950. Dès le début de son épiscopat, Mgr Martin dote son diocèse d’un Grand Séminaire et autorise la construction d’un nouveau pavillon au Séminaire de Nicolet pour y loger les dortoirs et les classes. L’un des événe­ments marquants des débuts de son épiscopat est la tenue du premier synode de Nicolet les 25, 26 et 27 juin 1951 dont les décrets sont publiés dès 1951.

Mgr Martin érige 6 paroisses durant son épisco­pat. En 1955, il établit un mode uniforme de capitation pour toutes les pa­roisses du diocèse­. Il accepte dans le dio­cèse cinq communautés nouvelles : les Pères Clarétains à Victoriaville (1952), les Carmes déchaux de France à Nicolet (1956), les Frères de Saint‑Gabriel à Saint-Guil­laume-d’Upton (1957), la Congréga­tion de la Frater­nité sacerdotale à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska (1966) et la Congrégation des Oblats de la Vierge Marie à la Maison du Pardon de Sainte-Angèle-de-Laval (1985).

Mgr Martin encourage l’éducation sur tous les fronts: éducation pour tous et éducation permanente. Sa sollicitude va d’abord à la culture des vocations presbytérales et religieuses, mais sans négliger pour autant l’éducation chrétienne des enfants, des garçons et des filles, des adultes, des parents et des époux. Mgr Martin autorise la construction et la restauration de plusieurs églises et il en consacre huit lui-même. Le désastreux glissement de terrain de Nicolet, le 12 novembre 1955, impose à Mgr Martin l’obligation de reconstruire les édifices religieux de Nicolet: une Centrale d’Action catholique [le Centre catholique] (1957), qui sert de pro-cathédrale (1957-1963), un nouvel évêché (1958) et une nouvelle cathédrale, ouverte au culte le 24 mars 1963.

De 1951 à 1955, Mgr Martin fonde successivement le Service Social de Nicolet (1951), une revue diocésaine d’information: La Revue Diocésaine de Nicolet (1953), des librairies et des offices diocésains, un Conseil central des œuvres et une Fédéra­tion des œuvres de charité (1955). Le 7 juin 1953, il reçoit un doctorat d’honneur en lettres du collège de l’Assomp­tion de Worcester, Mass.

En 1955, Mgr Martin publie sa lettre pastorale sur les vocations. A l’été 1955, à la demande de Mgr Giovanni Panico, délégué apostolique au Canada, Mgr Martin envoie trois prêtres fonder une mission au Brésil, dans la prélature de Pinheiro (Maranhao). Dès les premières années de la mission, des laïcs, des Sœurs de l’Assomp­tion et des Sœurs Grises se joignent aux prêtres. En 1970, plus d’une centaine de missionnaires, dont 18 prêtres diocésains, œuvrent dans le Nord-Est du Brésil.

En 1959, Mgr Martin fonde le Bureau diocésain de l’éducation, pour aider à la solution des problèmes de l’éducation devenus de plus en plus complexes par suite de l’évolution de notre milieu social.

En 1961, Mgr Martin fonde la revue Apostolus Jesu Christi. De 1962 à 1965, il participe à toutes les sessions du concile Vatican II. Comme Père du concile, il fait plusieurs interven­tions. Il est membre de la Commis­sion sur la liturgie et y préside deux sous-commissions. Il est aussi membre du Consilium chargé de l’applica­tion de la Constitution sur la liturgie. Lors du décès de Mgr Martin, le Pape soulignera «la tâche immense accomplie par [Mgr Martin] au Concile Vatican II en faveur d’une liturgie rénovée».

À la fin du concile, Mgr Martin institue un Conseil diocésain de pastorale. En 1966, il met sur pied, ad experimen­tum, un Conseil presbyté­ral, réaménage les vicariats forains, et nomme des vicaires épiscopaux pour l’éducation, la catéchèse et les voca­tions, pour les communautés religieuses, pour les questions sociales et de bien-être et pour l’apostolat laïque. En 1967, il procède à la constitu­tion d’un Office catéchétique diocé­sain et, pour répondre aux attentes du con­cile, appelle plusieurs laïques dans le conseil diocésain de pastorale. Il abolit le Conseil diocésain d’adminis­tration et annonce la création d’un nouveau conseil d’adminis­tration qui se composera de cinq laïques.

En 1968, Mgr Martin fonde La Quinzaine diocé­saine pour assurer la diffusion des directives et des orientations de l’Évêque, des Assemblées épiscopales et du Saint-siège.

Le 21 novembre 1970, Mgr Martin ordonne au diaconat per­manent M. Louis André Léves­que, membre de l’administration de l’Insti­tut de Police de Nicolet. C’est la première ordination au diaconat permanent au Canada.

Le 7 juillet 1972, Mgr Martin reçoit une décoration du Conseil de la Vie française, pour services rendus à la langue et à la culture françaises: il est fait officier de l’Ordre de la Fidélité françai­se. Le 20 mai de la même année, il est nommé membre d’hon­neur de l’Associa­tion Canado‑américaine.

Le 28 juin 1973, Mgr Martin est nommé Chevalier Grand’Croix de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre.  Cette année-là, il publie une étude sur les émigrants bourguignons au Canada sous le régime français. Au mois d’avri­l 1974, il représente l’épiscopat canadien aux célébra­tions du 350e anniver­saire de naissance de Mgr de Laval à Monti­gny‑sur‑A­vre, en France.

L’année 1975 marque le Jubilé d’argent épiscopal de Mgr Martin. Sous l’impulsion des responsables de la pastorale diocésai­ne, des célébra­tions spéciales ont lieu dans tout le diocèse, dans les paroisses, dans les communautés religieuses, dans les zones et les diverses régions du diocèse. Mgr Martin est présent partout et les fêtes se terminent par une grande manifestation diocésaine à la cathédrale de Nicolet, à laquelle participent Mgr Jean‑Ma­rie Fortier, archevêque de Sher­brooke, Mgr Lionel Audet, évêque auxiliaire de Québec et représentant de Monsieur le cardinal Maurice Roy, archevêque de Québec, plusieurs évêques et au‑delà de deux cents prêtres. Après la lecture d’un message spé­cial de Sa Sainteté le Pape Paul VI, des hommages et des vœux sont présentés au jubilaire par des prêtres, des religieux, des religieuses et des laïcs. La fête se termine par une messe d’action de grâce où tous les évêques et les prêtres présents concélèbrent avec l’évêque jubilaire.

Le 29 septembre 1975, la Fédération des Commissions scolai­res catholiques du Québec remet à Mgr Martin la médaille de l’Ordre du mérite.

Le 12 novembre 1976, Mgr Martin repré­sente l’épiscopat du Québec à l’Association Canado-américaine, à Boston, à l’occa­sion du bicentenaire des États-Unis. En 1977, il prend part, à Saint‑Hya­cin­the, aux fêtes du 150e anniversaire de naissance de Mgr Louis‑­Zé­phirin Moreau, natif de Bécancour, ancien élève du Séminaire de Nicolet et quatrième évêque de Saint‑Hyacin­the.

En 1978, Mgr Martin participe aux célé­brations du  125ème anniversaire de fondation de la Communauté des Sœurs de l’Assomp­tion de la Sainte Vierge, à Nicolet. Lors de sa visite ad limina, cette année-là, il a le privilège et la joie d’assister à l’intro­nisation du nouveau Pape, Sa Sainteté Jean‑­Paul II.

Au cours de son épiscopat, Mgr Martin ordon­ne au‑delà de 150 prêtres pour le dio­cèse de Nicolet. Il publie un grand nombre de lettres pastorales et de circulaires  parmi  lesquelles  on peut  souligner: La vie mariale  des prêtres, Les vocations reli­gieu­ses et sacerdotales, La liturgie dans la vie chré­tienne.

En 1981, Mgr Martin publie la traduction du De Trinitate de saint Hilaire de Poitiers. En 1983, il collabore au Diction­naire biographi­que du Canada. En 1985, il pré­side les Fêtes du cente­naire du diocèse de Nicolet et célèbre son 35ème anniversaire d’ordination épiscopale. Le 1er août 1986, il reçoit la médaille Paul Harris Fellow du Club Rotary international. A l’occasion de l’Année mariale 1987-1988, il publie Le Rosaire de la Mère de Dieu et, en 1988-1989, Ministère  de la Parole. Le 25 juin 1988, il est nommé président d’honneur du ralliement interna­tional des familles Martin (Vau­dreuil, Qc). A l’automne 1988, il fait son huitième voyage ad limina, son dernier, accompa­gné de son coadju­teur, Mgr Raymond St-Gelais.

Le 14 mars 1989, le Pape Jean-Paul II accepte la démission de Mgr Martin comme évêque de Nicolet.  Mgr Martin prend sa re­traite à l’évêché de Nicolet. Le 22 juin 1989, en présence de plusieurs évêques, il célèbre son cinquan­tième anniver­saire d’ordi­nation presbytérale, entouré de plusieurs évêques, prêtres et laïcs.

Le 16 mai 1989, M. Robert Bourassa, Premier ministre du Québec, remet à Mgr Martin la médaille de l’Assemblée nationale du Québec pour sa contribution remarquable à la société et à l’Église.

Décédé le 16 décembre 1990, à l’hôpital du Christ-Roi de Nicolet. Il était prêtre depuis 51 ans et évêque depuis 40 ans et 2 mois. Ses funérail­les sont célébrées le 20 décembre 1990, dans la cathé­drale de Nicolet, par Mgr Raymond Saint-Gelais, évêque de Nicolet, accompagné de plusieurs évêques dont Monsieur le cardinal Louis-Albert Vachon, archevêque émérite de Québec. Inhumé dans le cimetière du Grand Séminaire de Nicolet.

À la demande de Mgr Raymond Saint-Gelais, évêque de Nicolet, la revue diocésaine En Communion consacre un numéro souvenir à l’évêque défunt : un recueil  impression­nant  de témoigna­ges d’évê­ques,  de prêtres  et de laïcs. Reprise, le bulletin des anciens du Séminaire de Nicolet, rend le même hommage au disparu. Enfin, la Congrégation des Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vier­ge à Nico­let, ouvre son musée au 4e évêque de Nicolet avec la salle Mgr Martin.

Référence :

Maurice Fleurent. Le clergé du diocèse de Nicolet 1885-1994, Arthabaska, Séminaire de Nicolet, 1994, 511 p.

Historique de la conservation :

Le 8 janvier 1980, Mgr Albertus Martin fait don à la communauté des Sœurs de l’Assomption de Nicolet de son fonds d’archives, de sa bibliothèque, de sa collection de timbres et de tous ses objets, ornements du culte ou autres.

Après entente entre Mgr Martin, la communauté des Sœurs de l’Assomption et le Séminaire de Nicolet, il est décidé que le fonds d’archives soit transféré aux Archives du Séminaire de Nicolet. Le protocole d’entente de don de documents est signé le 4 juillet 1990.

Après le décès de Mgr Martin, la succession verse aux Archives du Séminaire de Nicolet les documents qui étaient restés en sa possession.

En mars 2004 versement de 1,80 m. de documents textuels par les Sœurs de l’Assomption : documents sur la liturgie, l’éducation, le concile vatican II et le diocèse. En juillet 2006 versement de 30 cm de documents par les Sœurs de l’Assomption : documents sur la médecine douce et 6 spicilèges. En janvier 2011 le Musée des Sœurs de l’Assomption verse des décorations, des médailles, des diplômes honorifiques et des livres. Fin septembre 2011, versement de 10 plaques commémoratives par les Archives des Sœurs. Ces plaques étaient auparavant conservés au Musée historique des Sœurs.

Portée et contenu :

Les documents regroupés dans ce fonds nous permettent de découvrir plusieurs aspects de la vie épiscopale de Mgr Martin. La correspondance qu’il entretient ainsi que la documentation personnelle qu’il compile soigneusement au fil des événements et des responsabilités qui s’ajoutent à son mandat, témoignent de son vécu et de ses préoccupations.

On y retrouve également des dossiers importants relatifs à l’histoire de l’éducation au Québec notamment lorsque Mgr Martin préside la commission épiscopale sur l’éducation.

Un autre volet important porte sur le concile Vatican II et sur le rôle marquant que tient Mgr Martin lors de la commission sur la liturgie.

 Plusieurs photographies et deux grandes séries d’intérêt, consacrées à l’histoire et la généalogie, se retrouvent aussi dans ce fonds.

Le fonds est constitué principalement de documents textuels composés de correspondance, de mémoires, d’allocutions, de rapports, de procès-verbaux, de dossiers documentaires, d’agendas, de coupures de presse, d’articles de périodique. Il comprend également plusieurs photographies, documents iconographiques, quelques documents cartographiques, ainsi que des objets.

Le cadre de classification de ce fonds comprend 14 séries : F277/A Lettres personnelles; F277/B Documents personnels; F277/C Documentation personnelle; F277/D Documents; F277/E Questions sociales; F277/F Séminaire de Nicolet; F277/G Éducation; F277/H Concile œcuménique; F277/I Photographies; F277/J Liturgie; F277/K Notes; F277/L Généalogie; F277/M Documents historiques; F277/N Objets personnels.

Notes :

Le titre de ce fonds est basé sur le nom de son créateur.

Quelques documents sont en anglais, en italien, en latin, en espagnol et même en japonais.

Le fonds comprend des restrictions à la consultation qui sont définies comme suit dans le protocole d’entente de don de documents :

(…) en tenant compte que les documents personnels de Mgr Albertus Martin ne peuvent être rendus publics que vingt-cinq ans après son décès.

D’autres restrictions à la consultation ont été établies lors du traitement du fonds. Elles sont indiquées sur la page de présentation de la série.

Voici le lien pour consulter la totalité du fonds Albertus Martin MARTIN ALBERTUS F277

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