SAINTE-GERTRUDE

Lors des célébrations du 75e anniversaire de la fondation de la paroisse de Sainte-Gertrude, l’évêque de Nicolet, Mgr Brunault est accueilli avec tous les honneurs réservés à son rang par les citoyens de la municipalité, leur curé et les prêtres des villages environnants. Deux journées de célébrations sont prévues, au cours desquels on rend hommage aux premiers curés de la paroisse; et tout particulièrement à l’abbé Paul De Villers qui occupa cette cure durant 29 ans.

Le fonds de la paroisse Sainte-Gertrude, conservé au Centre d’Archives Régionales Séminaire de Nicolet, contient de précieux documents témoignant de l’esprit social et religieux guidant ces festivités. Lors de son sermon rédigé pour l’occasion, le curé Forcier en profite pour faire l’apologie de la société rurale catholique de l’époque. Il y magnifie surtout l’esprit chrétien qui engendre « tout naturellement l’esprit de famille, celui de la paroisse et de la patrie ». Évoquant l’exode dramatique des Canadiens-Français vers les États-Unis, il louange ceux qui, obéissants à leur Église, ont choisi de demeurer au pays et de cultiver la terre : « Ils sont restés avec leur foi, leur langue et leur nom. Trois choses supérieures à toutes richesses. » Poursuivant sur sa lancée, le curé Forcier affirme que seule la religion demeure la gardienne de la race et de la langue. Elle seule peut parvenir à endiguer l’exile de nos compatriotes. Du même souffle, il exalte la notion de paroisse : « qui est un organisme vivant et fécond où la religion comme le sang qui coule dans les veines pénètre toutes les sphères de l’activité humaine. Le citoyen n’appartient pas par lui-même directement à l’état mais à l’extension de la famille qu’est la paroisse. »

Le développement de Sainte-Gertrude débute plutôt timidement en 1807 avec l’arrivée des premières familles contraintes de quitter les terres ancestrales surpeuplées des rives du Saint-Laurent. Il s’écoule tout près de quarante ans avant que le décret d’érection canonique ne soit émis, le 1er juillet 1845 par Mgr Signay, archevêque de Québec. L’année suivante, le 4 juillet 1846, la municipalité est érigée civilement. Elle compte alors 200 familles pour une population de 715 âmes. La construction de l’église actuelle débute en 1848 et est bénite le 3 mars 1853.

À l’instar des autres municipalités situées de plus en plus loin à l’intérieur des terres, l’exploitation forestière demeure durant de nombreuses années le moteur économique de la nouvelle paroisse. Nombre de moulins à scie, de manufactures de portes et fenêtres, ou d’ateliers d’ébénisterie témoignent de cette vocation.

Toutefois, l’agriculture prend son essor avec le recul de la forêt. Elle devient progressivement un vecteur économique important de la municipalité. En 1942, on comptait 222 fermes, pour la plupart laitières, sur le territoire de Sainte-Gertrude. Les progrès de la technologie aratoire, jumelés à des méthodes de culture plus efficaces favorisent l’expansion des exploitations agricoles et entraînent, au fil des années, une diminution considérable du nombre de fermes, tout en augmentant la production laitière.

https://archivesseminairenicolet.wordpress.com/…/fonds-fab…/
Sainte-Gertrude – arrivée de Mgr Brunault
Centre d’Archives Régionales Séminaire de Nicolet
Fonds fabrique de Sainte-Gertrude
F316-A11-5-43

Photo de Centre d'Archives Régionales Séminaire de Nicolet.

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