FERMETURE EXCEPTIONNELLE

FERMETURE COMPLÈTE DU

CENTRE D’ARCHIVES RÉGIONALES SÉMINAIRE DE NICOLET

Veillez noter qu’à partir d’aujourd’hui, lundi le 23 mars 2020, le Centre d’Archives est fermé jusqu’au 13 avril inclusivement.

Nous vous préviendrons dès que les heures d’activités normales auront été rétablies.

Pour urgence communiquer avec : Marie Pelletier au 819 293‑2772 ou par courriel à : ma.pelletier64@gmail.com

Merci de votre compréhension!

Fonds J.B. Hercule Bellemare

Pour consulter le fonds J.B. Hercule Bellemare, cliquer sur le lien suivant: Fonds J.B. Hercule Bellemare

ÉLISÉ MAILHOT : DE LA SEIGNEURIE DES BECQUETS AUX DOMAINES DE LA LOUISIANE

Originaire de Saint-Pierre-les-Becquets, Élisé Mailhot appartient à cette catégorie de personnages plus grands que nature qui, malgré de prodigieux accomplissements, demeurent ignorés de l’histoire. Né en 1814, septième enfant issu du mariage de Michel Mailhot et Marie-Louise Demers, Élisé entreprend des études en droit à Montréal, au moment où éclate les troubles de 1837. Patriote, il est arrêté par les autorités alors qu’il assiste à une assemblée des Fils de la liberté. Un habile subterfuge lui permet d’échapper à ses gardiens. Il se réfugie alors auprès d’un ami navigateur dont le bateau est amarré au port de Montréal. Ce dernier le cache durant quelques temps avant de lui faire franchir la frontière américaine en toute sécurité. Après des jours de marche afin d’échapper à ses poursuivants, Élisé Mailhot se résigne finalement à frapper à la porte d’une riche demeure de l’Illinois pour y chercher refuge. On accueille volontiers le fugitif malade d’épuisement. Grâce aux bons soins particuliers d’une demoiselle de la maison, il recouvre progressivement la santé. Des liens intimes se nouent entre le malade et « l’infirmière » à qui il promet au moment de quitter ses bienfaiteurs : « Mademoiselle, je n’ai pas la situation voulue pour demander actuellement votre main, mais si vous voulez bien m’attendre, je reviendrai avec bonheur. » Il y retourne effectivement quelques années plus tard. Mais seulement après avoir rejoint un groupe de patriotes formés aux États-Unis et au sein duquel il repart combattre, avec plus ou moins de succès, au Canada. La rébellion matée, Élisé Mailhot retourne aux États-Unis où il complète avec brio des études de droit qui lui permettent d’accéder au barreau. Établi à l’Assomption dans l’état de l’Illinois avec son épouse Anny Mills, il exerce sa profession avec succès, ce qui lui permet d’accumuler une belle fortune. Il investit une partie de son capital en achetant de grandes plantations de canne à sucre en Louisiane. Sa vie se partage alors entre l’Illinois et la Louisiane où lui et son épouse mènent une existence, à la fois, paisible et mondaine.

Quoique parvenu, Élisé Mailhot, en bon patriote, n’oublie pas ses origines. Il s’inquiète particulièrement du sort de ses compatriotes que la misère coloniale pousse à l’exile et qui errent trop nombreux de part et d’autre des États-Unis à la recherche de travail: « Il voulut tenter d’en réunir le plus possible et de participer à leur bien-être. En 1866, il achète une grande étendue de terrain où plusieurs familles se fixèrent. Ce fut le noyau d’une population canadienne française dont on trouve encore des descendants. » Il fait construire une église à ses frais et obtient les services d’un prêtre afin que ses protégés puissent pratiquer leur religion à leur guise.

L’esclavage abolit suite à la guerre de Sécession, Élisé Mailhot, malgré une perte considérable de revenus, dote ses esclaves d’un pécule suffisant pour leur permettre de s’établir convenablement. Mais ceux-ci, sont si bien traités par leur ancien maître qu’ils le supplient de les garder auprès de lui : « (…) et l’on raconte que souvent on trouvait le vieux Jos couché près de la porte de chambre de son maître, craignant que ce dernier ait besoin de ses services. » Suite à une vie bien remplie de labeur, de succès et de dévouement, Élisé Mailhot s’éteint le 16 août 1875 à l’âge de 61 ans, victime d’une épidémie de choléra.

Nos recherches n’ont pas permis d’établir si Élisé appartenait à la même lignée de Mailhot que Modeste, autre personnage important de Saint-Pierre-Pierre-les-Becquets. Une histoire raconte que lors de travaux pour la route principale, un groupe d’ouvriers en était rendu à déplacer une énorme roche d’environ 6 pieds de haut par 3 pieds de large. Le groupe décida alors de prendre la pause du dîner et de revenir à la charge avec des chevaux pour faciliter le travail. Pendant le dîner, le géant, Modeste Mailhot, se retrouva seul avec la roche et la déplaça sur plusieurs pieds pour la mettre hors de la route. C’est au retour du repas que force était de constater que la roche avait été déplacée par un seul homme. Un exploit qui continue de marquer les esprits. « La roche à Mailhot » est toujours visible aux abords de la route 132 à quelques kilomètres de la sortie est du village de Deschaillons. Une plaque commémorative rappelle aux passants l’exploit de l’homme fort de Saint-Pierre-les-Becquets. D’autre part, aucun site ni monument ne semblent vouloir rappeler le souvenir d’Élisé Mailhot dans la région. Par contre, quelques pages lui sont consacrées dans le livre commémoratif dédié au tricentenaire de la seigneurie Lévrard-Becquet (1672-1972) dans lequel l’on s’attarde surtout à décrire ses exploits patriotiques.

Références : Fonds Société d’histoire Régionale de Nicolet, F238/E12/4
Photos : Manoir Les Becquets ou manoir Méthot, prise par Ambroise Houle en 1996, Fonds Ambroise Houle F042-E36-2
Plaque commémorative de La roche à Mailhot, image provenant des Quatre saisons de Jean Provencher https://jeanprovencher.com/2016/04/21/la-roche-a-mailhot/

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LE FILS DE LOUIS XV INHUMÉ À BÉCANCOUR ?

Décidément, l’onde de choc de la Révolution française a connu des répercussions jusque chez-nous. Alors qu’elle déversait quelques dizaines de prêtres réfractaires sur les rives du Saint-Laurent, plusieurs nobles français émigraient vers les États-Unis et le Canada, afin d’échapper à la répression. Bon nombre de ces émigrants entrèrent au pays sous de faux noms, il devint alors assez facile pour certains d’entre eux de conserver leur identité d’emprunt. Pas étonnant, alors, que quelques mythomanes en profitent pour laisser planer volontairement un voile de mystère sur leur véritable provenance. C’était le cas pour le prétendu séjour du duc de Caulaincourt à Baie-du-Febvre, auquel nous consacrions récemment une chronique. Cela semble aussi vouloir se reproduire, quoique de manière plus discrète, pour un autre personnage aux origines mystérieuses ayant résidé à Bécancour au début du 19e siècle. D’après certains documents d’archives du CAR, l’orfèvre Jean-Baptiste Decaraffe, qui s’installa en cette municipalité en 1799, serait nul autre que Jean-Louis Bourbon, fils naturel de Louis XV.

Selon l’abbé et historien A.H. Gosselin, Jean-Louis Bourbon, alias Jean-Baptiste Decaraffe, serait entré au pays costumé en prêtre en 1795, en compagnie de Claude-Gabriel Courtin, futur curé de Gentilly. Decaraffe se serait préalablement établi dans la région de Chambly pour y exercer son métier d’orfèvre. Il épousa une dénommée Marie-Louise Cottenoire, avant de venir s’installer à Bécancour avec sa famille en 1799, où il continua de pratiquer son métier jusqu’à son décès, en 1813. Toujours selon l’historien, seule l’épouse de Decaraffe et l’une de ses filles auraient été mises au courant de son secret. La première, probablement à cause de la franchise et de la confiance mutuelle que se doivent deux époux. La seconde, en recueillant les confidences d’un père à l’agonie. À l’instar de l’époux et du père, les deux femmes n’auraient accepté de divulguer ce secret qu’à l’heure de leur trépas.

C’est seulement en 1882, suite à l’inhumation au cimetière de Saint-Valère d’une dame âgée de 92 ans prétendant s’appeler Louise Le Bourbon, qu’on commença à s’intéresser réellement à cette énigme. Selon le curé Brunel, aumônier de la paroisse, cette dame aurait affirmer sur son lit de mort que son père était le fils naturel de Louis XV. Ce genre de confidence formulé au seuil du trépas laisse perplexe. Qui oserait mentir dans un moment aussi solennel? D’autant plus que le curé Marquis de Saint-Célestin affirmait déjà, en 1862, avoir inhumé en sa paroisse une dame âgée qui aurait prétendu elle aussi, juste avant de mourir, être la veuve d’un Bourbon.

Tous les documents d’archives relatifs à cette affaire semblent se référer au texte publié par l’abbé Gosselin dans le Bulletin des Recherches Historiques, en février 1903. En voici un extrait : « Jean-Louis Bourbon passa incognito au Canada et y vécu sous un nom emprunté, pratiquant l’humble métier d’orfèvre dans quelque paroisse de la vallée de la Rivière Chambly, où il se maria. Plus tard, il vint se fixer à Bécancour, où il mourut en 1813. (….) Une de ses filles est décédée à un âge très avancé et fut inhumée à St-Valère. Son père ne lui avait raconté son histoire que dans les dernières années de sa vie et en fit elle-même confidence à son curé avant de mourir. La vieille mentionnait surtout le fait qu’on avait coupé le cou à un de ses parents, Louis XVI, parce qu’il y avait du train par en haut. Je tiens ces détails du vénérable prêtre lui-même qui l’assistait à ces derniers moments. » Apparemment, Decaraffe demeura remarquablement discret tout au long de sa vie. Rien de son modeste quotidien, ni de son comportement ne permis jamais de croire qu’il posséda des ascendants royaux. Il ne laissa jamais planer aucune ambiguïté sur sa naissance, ni sur son métier d’orfèvre.

L’émotion atteint de hauts niveaux face à l’agonie d’un être cher. Si les propos d’un mourant demeurent relativement sacrés, cela n’empêche pas un esprit fiévreux de divaguer. Certains propos nébuleux peuvent être interprétés selon la convenance des personnes présentes au chevet du moribond. On peut y formuler de serments qu’on acceptera de trahir uniquement au moment de sa propre mort. Or, un secret n’est pas forcément une vérité.

Des recherches assidues afin de retrouver un descendant de Louis XV, répondant au nom de Jean-Louis Bourbon, né en 1762, sont demeurée vaines. Toutefois, un acte notarié retrouvé parmi le dossier de recherche consacré à Jean-Baptiste Decaraffe, vient contredire la rumeur de son arrivée au pays en 1795. Il s’agit d’un contrat de vente de terrains entre Jean-Baptiste Decaraffe, vendeur et Ezékiel Hart, acquéreur. Acte rédigé par le notaire Charles-Claude Pratte de Trois-Rivières le 27 juillet 1802. Ce document officiel précise que M. Decaraffe cède: « tous les lots, parts, portions ou quantité de terre qui lui seront ou pourront être accordées par Sa Très Gracieuse Majesté pour reconnaissance de ses services pendant la guerre des Américains. » Soulignons que la guerre d’indépendance américaine s’est échelonnée de 1775 à 1783. Ce document officiel semble donc apporter une preuve irréfutable que J.B. Decarrafe se trouvait déjà en Amérique lors de ce conflit. Si tel est le cas, il ne pouvait donc pas, comme on l’a avancé, avoir fui la Révolution française, puisque celle-ci débuta le 14 juillet 1789. L’acte notarié de 1802 vient donc contredire les révélations posthumes de l’épouse et de la fille de Decaraffe. Si on ne peut douter de leur sincérité, il est tout de même permis d’en questionner l’authenticité…

Références : Fonds Fabrique de Précieux-Sang, F354/A6/12
Fonds Wilfrid Bergeron, F173/A4/ 18
Dossier de recherche Jean-Baptiste Decaraffe
Photo : Contrat de vente, extrait du dossier de recherche, Jean-Baptiste Decaraffe

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CANDIDATURE POUR UNE MÉDAILLE AU MÉRITE

Si ce n’est déjà fait, il est temps de présenter votre candidat pour une Médaille au mérite offerte par la Corporation du Séminaire de Nicolet 2000!

La cérémonie de remise des médailles au mérite est certes un moment clé pendant lequel les Anciens se retrouvent pour honorer des confrères qui ont chacun à leur manière fait honneur à la formation classique reçue durant leur passage au Séminaire. Chaque Ancien récipiendaire d’une médaille témoigne une fierté évidente et voit l’obtention de cette médaille comme le couronnement d’une carrière ou la reconnaissance d’une œuvre méritoire.

Aussi, la remise de médailles au mérite ne manque pas de stimuler la fierté des Anciens du Séminaire en mettant en évidence la qualité de la formation donnée aux élèves qui ont eu le privilège de fréquenter cette institution séculaire qui a formé une multitude de citoyens responsables au service de la société québécoise.

La règle veut que ce soit un confrère qui propose un candidat dans une ou l’autre des catégories suivantes :

  • Mérite professionnel,
  • Mérite en éducation,
  • Mérite social, d’engagement ou de bénévolat, 
  • Mérite culturel ou artistique,
  • Mérite religieux,
  • Mérite dévouement envers sa classe ou son Alma Mater,
  • Mérite à titre posthume.

Rappelons les règles établies par la Corporation 

Pour alléger le texte, le terme Ancien s’applique aussi aux Anciennes, puisque au cours des dernières années d’opération le Séminaire a accueilli des jeunes filles. 

Critères d’éligibilité à une candidature 

Avoir fréquenté le Séminaire pendant au minimum deux ans. Cependant, certains anciens qui n’ont pas fréquenté le Séminaire pendant deux ans peuvent être considérés éligibles en raison de leur fidélité et de leur attachement à l’Institution. 

Être reconnu comme particulièrement méritant par un ou des confrères, pour ce qu’il a réalisé au cours de sa carrière ou pour son dévouement envers une cause reliée à l’Institution. 

Processus de présentation des mises en candidatures.  

Normalement les propositions de candidats doivent être faites par un Ancien ayant fréquenté le Séminaire. Les propositions de candidats, doivent être acheminées au secrétariat du CAR, soit par courriel à secretariat@car-sn.ca ou au 645, boul. Louis-Fréchette, Nicolet QC  J3T 1L6  819 293-4838

Le présentateur d’un candidat envoi à la secrétaire du CAR les coordonnées de son candidat en mentionnant les raisons pour lesquelles il propose celui-ci pour une médaille au mérite dans la catégorie choisie.

Choix des récipiendaires

Un comité est chargé de choisir parmi les candidatures présentées les récipiendaires pour la cérémonie qui se tient traditionnellement à la St-Raphaël.  Le comité se réunit habituellement à la fin de juin et propose aux membres du CA du Séminaire 2000 ses décisions.  Si dans une catégorie, plusieurs candidats sont proposés, le comité met en réserve pour une année subséquente les candidatures qui n’ont pas été sélectionnées.

Au cours de l’été, la secrétaire du CAR communique avec les présentateurs et les candidats sélectionnés afin de préparer les détails en vue de de la cérémonie.

En septembre, le Nicouriel qui suit le Tournoi annuel de golf des Anciens du Séminaire annonce officiellement les candidats choisis.

Comme le comité de sélection nommé par la Corporation se réunit habituellement à la fin de juin, la date limite pour les présentations est établie au 12 juin. 

Des formulaires ont été préparés par la secrétaire du Centre d’Archives Régionales afin de faciliter la présentation des candidatures et les communications avec les présentateurs et les candidats avant la cérémonie.

Formulaires de présentation

Un formulaire est en format Word et peut être rempli à l’écran et envoyé par Internet au CAR.

L’autre est en format PDF et peut être imprimé pour être acheminé soit par Internet ou par la poste au CAR.

Les formulaires sont disponibles en cliquant sur les liens suivants.

Formulaire de présentation candidat – à compléter à l’écran

Formulaire de présentation candidat à imprimer pour compléter

 

Pierre St-Cyr, responsable du comité des médailles

LA PETITE FRANCE

Lorsque l’on consulte les documents d’archives reliés à l’histoire de la Baie-du-Febvre (anciennement Baie-Saint-Antoine), le patronyme Petite France ressurgit régulièrement au fil des recherches. On pourrait croire, à prime abord, qu’il s’agit d’un endroit précis de la Baie-Saint-Antoine, situé quelque part entre Nicolet et Baie-du-Febvre. Or, voici ce que les archives nous enseignent à ce sujet.

Après la Conquête, pour renouveler ses effectifs, l’Église canadienne ne peut plus faire appel au clergé français, fort mal vu par les vainqueurs. Le nombre d’ecclésiastiques chute dramatiquement. La Révolution française, qui force environ 8 000 prêtres à émigrer en Angleterre, contraindra les autorités britanniques à ouvrir les portes du Canada à un certain nombre de religieux d’origine française. Mgr de La Marche, évêque de Saint-Pol-de-Léon, qui s’occupe de recruter des prêtres pour le Canada, nomme Philippe-Jean-Louis Desjardins à titre de chef d’une mission chargée d’étudier les conditions de l’établissement, dans le Haut et le Bas-Canada, de prêtres français; cela, dans le but d’une éventuelle émigration. Mgr Hubert, évêque de Québec, qui parvient à convaincre les autorités britanniques de former au Canada une petite colonie composée d’émigrés français, accueille avec joie cette cinquantaine de prêtres qui vient accroître d’un tier les effectifs canadiens. Or, cette nouvelle ouverture s’avère de brève durée. Le gouvernement craint que certains émissaires de France ne préparent la révolution dans le Bas-Canada. Même les prêtres français émigrés deviennent suspects aux yeux des Britanniques. Dès 1802, l’étau se resserre à nouveaux sur l’émigration des prêtres français et celle-ci ne connaîtra un nouvel essor seulement à partir de 1840.

Mgr Plessis, successeur de Mgr Hubert, manifeste une vive admiration pour ces prêtres que la révolution française a jetés sur les rives du Saint-Laurent. Dans le but de leur rendre l’ennui de l’exil plus supportable, il les réunit dans la région de Trois-Rivières. Ce qui leur permet de se rencontrer plus souvent. Ainsi donc, de 1796 à 1847, les cures de Nicolet, Baie-du-Febvre, Bécancour, Gentilly, Pointe-du-Lac, Yamaska, Saint-François-du-Lac sont presque continuellement occupées par des prêtres français; d’où la désignation populaire de « Petite France ». Ces prêtres rassemblés sous la protection de Mgr Plessis sont : Jean Raimbault, curé de Nicolet, Urbain Orfroy et René-Pierre Joyer, de Pointe-du-Lac, François-Gabriel Lecourtois et François Lejamtel, de Bécancour, Charles-Vincent Fournier, de Baie-du-Febvre, Claude-Gabriel Courtin, de Gentilly, François Ciquard, de Saint-François-du-Lac et Pierre Gibert, de Yamaska.

Le CAR Séminaire de Nicolet conserve en ses voûtes les fonds d’archives des curé Raimbault, Lecourtois, Orfroy, Joyer, Lejamtel, Fournier et Courtin. Ceux-ci contiennent surtout des documents traitant d’actes légaux, de droits de succession et d’arpentage, des contrats de vente, de même qu’une généreuse correspondance. Ces fonds d’archives demeurent accessibles à tous et peuvent être consultés sur place.
Références : Toutes petites choses du régime Anglais, Pierre-Georges Roy, Éditions Garneau, Québec 1946

Histoire de la Baie-Saint-Antoine, Joseph-Elzear Bellemare, 1911
Photo : Certificat de naturalisation de François-Gabriel Lecourtois 1826

Photo de Centre d'Archives Régionales Séminaire de Nicolet.

Fonds Fabrique Saint-Zéphirin

Pour consulter le fonds Fabrique Saint-Zéphirin, cliquer sur le lien suivant: Fonds Fabrique Saint-Zéphirin

GÉNÉREUX DON AU CENTRE D’ARCHIVES RÉGIONALES SÉMINAIRE DE NICOLET

Mercredi le 20 novembre dernier, M. Matthew Tapps de BNI remettait à M. Simon Rousseau, président du c.a. du CAR de Nicolet, un chèque au montant de 2000$. Ce don provient du partage à part égale, entre le CAR et le Centre des Arts Populaires, des profits obtenus lors de la soirée bénéfice Chic cocktail BNI tenue à Nicolet, le 17 octobre dernier. Cette activité bénéfice visait à venir en aide à ces deux organismes culturels forts actifs dans leur milieu.


BNI est une organisation de professionnels d’affaires basée sur la recommandation et l’entraide mutuelle. Le président ainsi que le conseil d’administration du CAR tiennent à les remercier pour leur collaboration; tout particulièrement M. Bernard Brochu pour son implication et sa générosité.

Photo : Matthew Tapps de BNI et Simon Rousseau président du c.a. CAR Séminaire de Nicolet

UNE 8e SOIRÉE HOMMAGE DES PLUS RÉUSSIE

Pour la huitième année, jeudi dernier, 24 octobre, les anciens du Séminaire tenaient leur soirée hommage en vue d’honorer 7 confrères s’étant particulièrement démarqués depuis leur passage dans notre alma mater, selon 7 catégories prédéterminées.

Cette activité recherchée et fort populaire, mise sur pied en 2011, a réuni près de 180 personnes dans les locaux occupés aujourd’hui par l’École nationale de police du Québec (ENPQ).

Notre président, Simon Rousseau, a ouvert la soirée en accueillant nos invités spéciaux les anciens présents, accompagnés pour plusieurs de leurs conjointes, de parents et amis, et en soulignant l’apport des bénévoles œuvrant à l’organisation de nos activités. Il a également pris soin de remercier les autorités de l’École de police pour leur accueil au sein de nos anciens murs, fort bien modernisés depuis lors, et a souligné spécialement le 50e anniversaire de fondation de cette institution.

Pour cette occasion, une horloge grand-père, œuvre d’art chargée d’histoire, a été officiellement remise aux autorités de l’ENPQ.

L’évêque du diocèse, Mgr André Gazaille et M. Pierre St-Antoine, directeur des communications de l’ENPQ, nous ont adressé quelques mots de circonstance.

Enfin, notre ex-président, Michel Héroux s’est chargé de l’animation de la soirée.

Les anciens à qui on a rendu hommage lors de cette soirée étaient, suivant les 7 catégories retenues par les membres de notre comité de sélection :

Mérite professionnel : Claude Bélisle (1956-1964)

Mérite éducatif : Michel Hébert (1957-1965)

Mérite social : Claude Thibault (1950-1958)

Mérite culturel et artistique : Michel Jutras (1967-1969)

Mérite religieux : Éloi Arsenault (1958-1966)

Mérite dévouement envers l’institution : Yves Cardinal (1960-1968)

Mérite à titre posthume : Jean-Paul Nolet (1937-1942)

Ceux-ci ont à tour de rôle fait l’objet de la traditionnelle présentation par un de leurs confrères, suivie des mots de remerciement des lauréats.

Dans le cas du mérite à titre posthume, nous avons eu droit à une présentation spéciale de vive voix par deux confrères, proches de feu M. Nolet et par un hommage enregistré sur vidéo par un collègue journaliste bien connu, décédé depuis peu, M. Pierre Nadeau.

Faisant suite à ce mot de présentation, vous pourrez à loisir prendre connaissance des textes de présentation, qui nous ont été communiqués verbalement au cours de cette soirée.

La soirée a été couronnée par un buffet fort apprécié, permettant échanges et retrouvailles, préparé par le Service de réceptions de l’ENPQ et offert gratuitement par la Corporation du Séminaire.

Faisons place maintenant aux présentateurs et aux méritants 2019.

LES MÉDAILLÉS 2019

Première rangée :   Éloi Arsenault, mérite Religieux, Élisabeth Nolet, fille de Jean-Paul Nolet, mérite Posthume, FE Houle, épouse d’Yves Cardinal, mérite Dévouement envers l’institution, Catherine Nolet, fille de Jean-Paul Nolet, mérite Posthume.

Deuxième rangée : Simon Rousseau, président du Séminaire de Nicolet, Michel Jutras, mérite Culturel et artistique, Michel Hébert, mérite Éducatif, Serge et François Cardinal, frères d’Yves Cardinal, mérite Dévouement envers l’institution, Claude Bélisle, mérite Professionnel, Claude Thibault, mérite Social.

 

Fonds Fabrique Saint-David-d’Yamaska

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